












L’orthèse de coude ou attelle de coude ou coudière, est un dispositif médical conçu pour stabiliser, soulager ou immobiliser l’articulation du coude.
Elle permet de contrôler les mouvements (flexion, extension, pronation (vers l'intérieur), supination (vers l'extérieur)) afin de protéger les tissus lésés, soulager la douleur et accompagner la guérison après un traumatisme ou une chirurgie.
Selon les besoins thérapeutiques, elle peut être :
L’orthèse de coude agit par un système d’appuis et de sangles qui stabilisent l’articulation sans bloquer complètement le mouvement, réduisent les contraintes mécaniques sur les tendons ou ligaments, limitent les mouvements douloureux (extension, rotation) et favorisent une cicatrisation tissulaire sécurisée.
Les modèles articulés permettent un réglage progressif de la flexion-extension, très utile en post-opératoire pour accompagner la rééducation.
Les modèles compressifs ou épicondyliens, eux, utilisent une pression ciblée pour diminuer la douleur liée à une inflammation tendineuse, type tennis elbow.
Les orthèses de coude sont indiquées dans de nombreuses situations :

Porter l’orthèse selon la prescription médicale ou le protocole de rééducation.
Il faut ajuster les sangles pour un maintien ferme mais confortable.
L'attelle de coude et à retirer la nuit sauf modèle de repos spécifique.
Laver la coudière à la main à 30 °C, sans sèche-linge, avec un peu de lessive liquide ou au savon de Marseille.
Vérifier régulièrement l’état des sangles et du tissu afin d'obtenir un résultat optimal du maintient.
La tendinite du coude correspond à une inflammation ou une irritation des tendons qui s’attachent autour de l’articulation du coude.
Ces tendons relient les muscles de l’avant-bras à l’os du coude et permettent les mouvements de serrage, rotation (pronosupination) et extension du poignet et de la main.
Lorsqu’ils sont surchargés, sollicités de manière répétée ou mal coordonnés, ces tendons peuvent s’enflammer, devenir douloureux et moins fonctionnels.
| Nom médical | Nom courant | Zone concernée | Cause typique | Douleur localisée |
|---|---|---|---|---|
| Épicondylite latérale | Tennis elbow | Extérieur du coude | Gestes répétitifs → extension / serrage | Face externe du coude, irradiant vers l’avant-bras |
| Épitrochléite médiale | Golf elbow | Intérieur du coude | Flexion répétée du poignet / pronation | Face interne du coude, sensibilité au toucher + mouvements |
Elle survient surtout lors de :
Le tendon, sous contrainte, s’irrite entraînant des micro-lésions, ce qui fait apparaître l'inflammation et créer des douleurs avec une perte de force.
L’utilisation d’une orthèse épicondylienne (brace anti-épicondylite) ou d’une coudière de maintien permet de :
L’épicondylite, souvent appelée « tennis elbow », correspond à une inflammation ou une irritation des tendons des muscles extenseurs du poignet.
Ces tendons s’attachent sur la partie externe du coude, au niveau de l’épicondyle latéral, une petite proéminence osseuse facilement palpable.
Lorsque ces muscles sont trop sollicités ou mis à contribution de manière répétée, les tendons s’irritent, ce qui entraîne douleur, sensibilité et parfois diminution de force lors des mouvements de préhension ou d’extension du poignet.
Cette atteinte concerne à la fois le tendon et son ancrage sur l’os (le périoste), en particulier dans la zone où les deux s’unissent.
Bien que cette structure soit normalement robuste, une sollicitation répétée, des mouvements intensifs ou des micro-traumatismes répétés peuvent provoquer de petites lésions invisibles à l’œil nu et entraîner l’apparition de douleurs inflammatoires.
Les signes les plus fréquents sont une douleur située sur la partie externe du coude, pouvant descendre vers l’avant-bras ou remonter vers le poignet.
Cette douleur se manifeste ou s’accentue souvent lors des gestes du quotidien tels que serrer la main, porter un objet, tourner une clé, ou encore lever la main et le poignet contre résistance.
Le traitement initial de l’épicondylite est avant tout conservateur et médical. Il repose sur :
La rééducation occupe une place essentielle dans l’amélioration. Elle vise à :
Il est également indispensable d’identifier la cause de la tendinopathie :
Si le facteur déclenchant n’est pas corrigé, la douleur risque de réapparaître dès la reprise des activités.
Dans un contexte professionnel, cela peut nécessiter :
Dans le cadre sportif, on pourra être amené à corriger le geste technique ou modifier la prise de la raquette, souvent avec l’aide d’un kinésithérapeute ou d’un médecin du sport.
Si ces mesures médicales et préventives ne suffisent pas, d’autres options peuvent être envisagées, selon l’évolution :
Enfin, lorsque la douleur persiste malgré un traitement bien conduit pendant plusieurs mois (souvent au moins un an), une chirurgie peut être proposée. Elle peut se faire à ciel ouvert ou sous arthroscopie.
L’intervention consiste soit à :
Les résultats rapportés montrent environ 50 % d’amélioration significative, ce qui explique que la chirurgie soit réservée aux formes résistantes et après échec du traitement médical complet.