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Sa structure complexe mêlant os, ligaments, tendons, muscles et ménisques en fait un véritable carrefour biomécanique. Mais cette richesse en fait également une articulation vulnérable, sensible aux traumatismes, aux surcharges, au vieillissement et aux mouvements brusques.
Dans cette dynamique, l’utilisation d’une orthèse de genou devient un outil essentiel : elle stabilise, protège et soulage, permettant au patient de poursuivre ses activités tout en accompagnant la guérison.
Une orthèse de genou ou genouillère n’est pas un simple accessoire compressif : c’est un dispositif médical conçu pour guider et sécuriser l’articulation.
Selon sa conception (souple, rigide, articulée, renforcée), elle peut :
Les orthèses de genou accompagnent le patient dans les phases aigües comme dans les douleurs chroniques, et s’intègrent dans une stratégie thérapeutique globale.
Genouillères rotuliennes : Dotées d’un anneau rotulien ou d’un guide, elles stabilisent la rotule et corrigent sa trajectoire, utiles dans les syndromes rotuliens et tendinopathies.
Genouillères ligamentaires articulées : Munies de montants latéraux et de charnières, elles sécurisent les mouvements du genou, idéales pour les entorses et les instabilités ligamentaires lors d'activité type ski, randonnée...
Genouillères de décharge : Elles répartissent différemment les contraintes mécaniques pour soulager un compartiment arthrosique. Elles améliorent fortement la marche et limitent les douleurs de gonarthrose.
Genouillères post-opératoires : Réglables en flexion/extension, elles contrôlent strictement l’amplitude de mouvement, accompagnant la rééducation après chirurgie.
Le genou peut être le siège de multiples affections, traumatiques, dégénératives ou mécaniques. Voici les plus courantes :
Atteintes du ligament croisé antérieur (LCA), ligament croisé postérieur (LCP), ligament latéral externe (LLE) ou ligament latéral interne (LLI) avec douleurs, instabilité et limitation des mouvements. Les orthèses stabilisantes ou articulées sont souvent utilisées.
Douleurs autour de la rotule, souvent liées à une mauvaise trajectoire ou à une surcharge. Les orthèses rotuliennes permettent de recentrer la patella et de réduire la douleur.
Usure progressive du cartilage. Des genouillères renforcées ou des orthèses de décharge peuvent soulager le compartiment atteint.
Lésions ou dégénérescences des ménisques. Les orthèses souples et proprioceptives peuvent aider à la stabilité et au confort.
Atteintes du tendon rotulien, quadricipital ou de la patte d’oie. Les dispositifs compressifs aident à diminuer la traction tendineuse.
Après ligamentoplastie, méniscectomie, ostéotomie ou prothèse du genou, des orthèses articulées contrôlent l’amplitude, stabilisent et sécurisent la reprise de mobilité.
Contusion, hémarthrose, douleurs post-chute : une compression douce permet de limiter l’enflure et d’apaiser la zone.
Portée au bon moment et choisie en fonction de la pathologie, la genouillère devient un véritable appui thérapeutique dans la vie de tous les jours. Elle permet d’abord une réduction notable des douleurs, rendant à nouveau possibles des gestes simples comme descendre un escalier, se relever d’une chaise ou marcher en terrain irrégulier.
Elle offre également une stabilité accrue, essentielle lors des déplacements, qu’il s’agisse d’une promenade, d’un trajet au travail ou de mouvements plus exigeants dans la maison.
Grâce à ce maintien supplémentaire, le patient retrouve progressivement une confiance plus solide dans son appui, diminuant l’appréhension souvent présente après une blessure ou une douleur persistante. L’articulation gagne en confort : moins de tiraillements, moins de sensations d’instabilité, une marche plus fluide.
La genouillère contribue aussi à réduire les risques de récidive, en limitant les mouvements susceptibles de solliciter excessivement les ligaments ou les structures fragilisées. Lors d’activités sportives comme le vélo, la randonnée ou une séance de renforcement elle devient un soutien indispensable, permettant de retrouver une pratique plus sereine et encadrée.
Enfin, elle offre un cadre sécurisant pour la rééducation, facilitant les exercices prescrits et accompagnant la reprise progressive d’une activité normale.
Ainsi, jour après jour, la genouillère se transforme en un véritable partenaire fonctionnel, aidant le patient à retrouver une mobilité plus stable, plus fluide et plus sûre.
La genouillère ne doit cependant pas remplacer le genou, mais être un maintient, soutient, et ne pas être porter à plein temps. Les recommandations seront à suivre avec l'avis de votre spécialiste de santé.Pour bénéficier pleinement de son efficacité, l’orthèse de genou doit d’abord être choisie en adéquation avec la pathologie, de préférence sur les conseils d’un professionnel de santé. Une fois sélectionnée, son réglage doit être soigneux et précis, de manière à éviter tout glissement ou toute compression excessive pouvant nuire au confort comme à l’efficacité du dispositif.
Il est également important de ne pas porter l’orthèse en continu : des temps de pause réguliers permettent à la peau et aux tissus de se reposer. La nuit, la genouillère doit généralement être retirée, sauf en cas de recommandation médicale particulière.
La genouillère trouve toute sa pertinence lorsqu’elle s’inscrit dans une prise en charge globale. Son port doit idéalement être associé à un programme de renforcement musculaire, indispensable pour retrouver une stabilité durable du genou et prévenir les récidives.
Les genouillères font partie des dispositifs médicaux qui peuvent être remboursés par l’Assurance Maladie, à condition d’être inscrits à la Liste des Produits et Prestations Remboursables (LPP) et d’être prescrits par un professionnel de santé.
Pour avoir droit au remboursement, la genouillère doit être prescrite par :
L’ordonnance doit mentionner une orthèse de genou ou un modèle spécifique (genouillère ligamentaire, genouillère proprioceptive, orthèse articulée, etc.).
Sans prescription, aucune prise en charge n’est possible.